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29 février 2024
Economie

CEMAC : Le coût des emprunts en hausse sur le marché monétaire

CEMAC : Le coût des emprunts en hausse sur le marché monétaire

Le marché des titres publics de la BEAC a affiché une dynamique croissante en janvier 2023. Sur cette période, l’encours de dettes s’élève à 5314,7 milliards de FCFA contre 4 708,2 milliards à la même période en 2022. D’où une progression de 13% sur un an, indique EcoMatin, citant le dernier rapport de la Cellule de règlement et de conservation des titres(CRCT) de la BEAC.

La Banque des Etats de l’Afrique centrale, explique cette hausse par les interventions du Gabon, du Congo et du Cameroun qui ont émis 76,6% des titres actuellement en circulation. « Le Tchad (12,7%) et la Guinée Équatoriale (9,9%) restent à des niveaux de participation moyens tandis que la République Centrafricaine (RCA) n’y est pas très impliquée avec seulement un encours de dettes de 96,7 milliards de FCFA, soit 1,8% du montant global », détaille EcoMatin.

Le média ajoute que « La répartition des opérations entre différents instruments est favorable aux titres de long terme (OTA), qui représentent 82,1% des ressources mobilisées, contre 21% pour les titres de court maturité (BTA) ». Les OTA sont passés de 3383,1 milliards de FCFA à fin janvier 2022 à 4361,8 milliards à fin janvier 2023, soit une hausse de plus de 29% en un an. « Le recours de plus en plus croissant des Trésors publics à cet instrument traduit, selon la Beac, une consolidation progressive de la confiance des investisseurs aux signatures souveraines de la Cemac », à en croire le journal.

Essoufflement des banques

EcoMatin souligne, toutefois, que la hausse de la demande en ressources a induit « un renchérissement du coût moyen » qui est passé à 6,74% à fin janvier 2023 venant de 5,95% en 2020 ». Il note, par ailleurs, que « les coûts les plus exorbitants sur les OTA ont été appliqués par les prêteurs au Congo, soit 8,66%. »

De son côté, le Cameroun, pourtant émetteur de référence dans la Cemac, subit aussi cette hausse des coûts de crédit sur ses BTA qui sont passées d’une moyenne de 1,98% à fin juin 2021 à 4% en janvier 2023. « Nous payons beaucoup plus d’intérêts que par le passé. C’est un fait que nous observons depuis janvier 2022. Ce qui fait que nous avons été dans l’obligation à un moment donné de financer le remboursement des BTA par nos ressources propres et je crois que ça participe aussi de la résilience de notre économie », a reconnu le Directeur Général du Trésor Moh Sylvester, cité par EcoMatin.

Il faut voir dans ce « relèvement des taux », « un essoufflement des banques, principales souscripteurs sur les titres étatiques », déduit le média qui rappelle d’ailleurs, que le portefeuille des titres étatiques aujourd’hui en circulation dans la zone est très majoritairement détenu par les banques à 77,7%. Suivent, ensuite, les investisseurs institutionnels (Fonds de pension, assurances…) avec 15,3% ; la Beac à travers son programme de rachat détient 4,9% et, enfin, 2,2% pour les personnes physiques.

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