10 janvier 2026
Société

RDC : Retrait stratégique des soldats de la SADC via le Rwanda, un corridor inattendu

RDC : Retrait stratégique des soldats de la SADC via le Rwanda, un corridor inattendu

Dans un revirement pour le moins surprenant, les troupes de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) actuellement stationnées à Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), quitteront le pays en transitant par le Rwanda, voisin avec lequel les tensions sont vives. L’information, confirmée par le ministre rwandais des Affaires étrangères cité par le média The East African, assure un « passage sûr » à ces soldats.

Ce déploiement de la force régionale de la SADC, forte d’environ 4000 hommes provenant du Malawi, de la Tanzanie et du Zimbabwe, sous commandement sud-africain, avait pour objectif initial de soutenir les Forces armées de la RDC (FARDC) dans leur lutte contre l’avancée du M23. Ce groupe rebelle, dont le soutien par Kigali a été maintes fois dénoncé par Kinshasa et la communauté internationale, a cependant continué de gagner du terrain, contrôlant désormais des zones significatives du Nord-Kivu, y compris des territoires proches de Goma.

La décision de faire transiter ces troupes par le Rwanda, pays qui avait initialement critiqué leur déploiement, soulève de nombreuses questions quant à la logistique et aux implications politiques de ce retrait. Bien que la date précise de ce départ n’ait pas été communiquée, cette voie de sortie inattendue suggère des discussions en coulisses et potentiellement une évolution dans les dynamiques régionales.

Il reste également à déterminer si les soldats de la SADC quitteront la RDC avec l’ensemble de leurs équipements militaires. Cette question logistique est cruciale et pourrait avoir des implications sur la capacité future de la RDC à faire face à la menace du M23 et d’autres groupes armés.

La participation du président rwandais Paul Kagame à un récent sommet conjoint axé sur le conflit dans l’est de la RDC pourrait avoir joué un rôle dans cet accord de transit. Ce sommet témoigne d’une prise de conscience régionale de la complexité et de l’urgence de la situation dans l’est du Congo.

Plus d'articles dans le flux

Retrait du M23 de l’est de la RDC : La pression internationnale inefficace, selon Félix Tshisekedi

LA RÉDACTION

Centrafrique : «Il y a une réduction du nombre de personnes en besoins humanitaires», selon un représentant de l’ONU

LA RÉDACTION

Emile Parfait SIMB, un partenaire important et clé de la nouvelle relation diplomatique entre la Russie et le Cameroun

L’équipe

Laisser un commentaire