
Taxation des fèves de Cacao à l’exportation : plus de 20 milliards FCFA de recettes douanières attendues en 2023 par le Cameroun
Au nombre des mesures douanières contenues dans la loi de finances 2023, le gouvernement a décidé d’instaurer une taxe à l’exportation des fèves de cacao à partir du Cameroun. Ceci devrait permettre d’engranger, selon les projections de la direction générale des douanes (DGD) du ministère des Finances, entre 20 et 25 milliards de FCFA en 2023.
Sans préjudice des redevances applicables, les fèves de cacao exportées sans transformation sont soumises à un droit de sortie autonome au taux de 10% de la valeur FOB. Ce taux est de 2% pour les fèves de cacao exportées vers les points francs industriels ou les régimes assimilés », précise la loi de finances 2023 consulté par Investir au Cameroun.
Cliquez sur ce lien et intégrez notre groupe Télégram pour suivre l’actualité africaine

Cliquez sur ce lien pour télécharger notre application pour Android
Pour iOS
https://apps.apple.com/app/lacemac-infos/id1633092145
Pour Edwin Fongod Nuvaga, Directeur général des douanes, cette décision du gouvernement vise à « durcir quelque peu les conditions d’exportation du cacao sous forme de fèves brutes, afin d’encourager leur transformation locale ».
En effet, nombre de broyeurs se plaignent du fait qu’ils ont des difficultés à approvisionner leurs usines en fèves de cacao sur le marché local. Ceci constitue un véritable manque à gagner pour ces broyeurs et pour l’économie camerounaise en général.
Par ailleurs souligne Edwin Fongod Nuvaga, « la mesure n’aura pas d’impact négatif sur les cacaoculteurs puisque c’est l’exportateur qui va supporter le prélèvement ».
Au Cameroun, la filière cacao reste dominée par les exportations de fèves à l’état brut, malgré les facilités mises en place par le gouvernement pour encourager la transformation locale des fèves. Cette nouvelle disposition permettra de renverser la vapeur en favorisant « les exportations des produits finis manufacturés “made in Cameroon”, au détriment de ceux exportés à l’état brut ».
