
Fusion de la CEMAC et de la CEEAC : Un processus en cours d’achèvement à plus de la moitié
La fusion des deux Communautés économiques régionales d’Afrique centrale, la CEMAC (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale) et la CEEAC (Communauté économique des États de l’Afrique centrale), progresse de manière satisfaisante. En effet, à ce jour, le processus affiche un taux de réalisation de 55,31%, selon les derniers chiffres officiels.
Cette fusion, entamée en 2022, vise à créer un espace économique et politique unifié en Afrique centrale, favorisant ainsi une meilleure intégration régionale. Plusieurs étapes clés ont déjà été franchies :
Adoption d’un Acte additionnel portant modification des statuts de la CEMAC et de la CEEAC: Ce texte définit les bases juridiques de la nouvelle entité fusionnée.
Mise en place d’un Comité de pilotage: Ce comité est chargé de superviser le processus de fusion et de prendre les décisions nécessaires pour son aboutissement.

Validation des textes portant organisation et fonctionnement des institutions de la Communauté fusionnée: Ces textes définissent les structures et les missions des différentes institutions de la nouvelle entité.
Des défis à relever
Malgré ces avancées, des défis persistent et doivent être surmontés pour mener à bien la fusion. Il s’agit notamment de :
Mobilisation des ressources financières nécessaires: Le processus de fusion requiert des financements conséquents pour couvrir les différentes étapes.
Harmonisation des politiques et des réglementations: Les deux communautés ont des régimes juridiques et économiques différents, qu’il faudra harmoniser pour assurer un fonctionnement fluide de la nouvelle entité.
Adhésion des populations et des acteurs économiques: Il est important de sensibiliser et de mobiliser l’ensemble des parties prenantes pour garantir le succès de la fusion.
Vers une Afrique centrale plus unie et prospère
La fusion de la CEMAC et de la CEEAC est un projet d’envergure qui, s’il est mené à bien, permettra de créer un espace économique et politique plus fort et plus uni en Afrique centrale. Cela devrait se traduire par une meilleure intégration régionale, une croissance économique accrue et une amélioration des conditions de vie des populations.
